Archéologie hittite

A

– R. ALEXANDER, « Contributions to the interpretation of the Fraktin Reliefs », Third Congress of Hittitology, p. 15-20: le relief représentant Puduhepa et Hepat serait postérieur à celui de Hattušili vénérant le dieu de l’Orage. Cette dernière scène symboliserait en réalité la prise de pouvoir de Hattušili III légitimée par le dieu de l’Orage.

– S. AYDINGÜN & E. REYHAN, « Sakalını tutan bir erkek figür, hitit tapınak görevlilerinden ALAN.ZU9 olabilir mi ? », in: Fs Donbaz, 2010, p. 27-34: les a. publient une statuette masculine conservée au musée d’Adıyaman et datant vraisemblablement de la fin du Bronze Ancien. Il s’agit d’un homme barbu aux proportions grotesques, ce qui incite les a. à l’identifier au saltimbanque et amuseur des cérémonies religieuses hittites, l’ALAN.ZU9. Elles proposent en outre que ce personnage porte un masque. [A. Mouton]

B

– B. BELLUCCI, « Il grifone nel Vicino Oriente e oltre. Alcune riflessioni teorico-generali sull’entità mostruosa e sul suo utilizzo in ambito storico-religioso e antropologico », dans I. Baglioni (ed), Monstra. Contruzione e percezione delle entità ibride e mostruose nel Mediterraneo antico, Rome, 2013, p. 99-114: l’a. examine le motif du griffon sur la glyptique syro-anatolienne et en déduit que celui-ci est probablement originaire de la Karkemiš de l’époque hittite, d’où il s’est disséminé vers le monde syrien (Emar et Ougarit). [A. Mouton]

– EADEM, « Šauška e il suo awiti« , in : Fs Carruba2, Studia Mediterranea 24, 2012, p. 43-67: l’a. pense que l’awiti mentionné dans les textes religieux hittites en association avec plusieurs divinités, mais, le plus souvent, avec la déesse hourrite Šauška est un sphinx masculin qui se retrouve aussi bien dans l’iconographie de la glyptique cappadocienne que dans celle du monde syro-anatolien. Elle suggère que cette créature hybride est l’animal-attribut de la déesse, mais cela pose un problème chronologique : l’a. implique ainsi que Šauška est déjà présente en Anatolie centrale pendant la période des comptoirs assyriens, ce qui paraît a priori surprenant. [A. Mouton]

– D. BEYER, « From the Bronze Age to the Iron Age at Zeyve Höyük/Porsuk: a Temporary Review », dans L. D’Alfonso, M. E. Balza et Cl. Mora eds, Geo-Archaeological Activities in Southern Cappadocia, Turkey, Proceedings of the Meeting held at Pavia, 20.11.2008, Studia Mediterranea 22, Italian University Press, Pavie, 2010, p. 97-109 : L’a. propose un état de la question sur les découvertes faites sur le site de Porsuk – Zeyve Höyük, au sud de la Cappadoce, au pied du Taurus. Le fouilleur se concentre sur les niveaux hittites (niveaux VI et V) et de l’Âge du Fer (niveau IV) et sur la question de la transition entre ces deux périodes. [J. Patrier].

– A. M. BISI, « Souche anatolienne et influences extérieurs dans les petits bronzes hittites », RAI 34 (1987), 1998, p. 275-280: étude des figurines représentant le “smiting god » et, à travers elle, de l’influence de l’iconographie syrienne sur celle de l’Anatolie hittite.

C

– R. M. CZICHON, « Zur Lage von Nerik », in: 7th ICH, 2010, p. 157-162: l’a. revient sur l’identification de la ville hatto-hittite de Nerik avec le site archéologique d’Oymaagaç. Un temple monumental y a été découvert, qui a livré plusieurs fragments de tablettes hittites et des empreintes de sceaux hiéroglyphiques, ce qui montre l’importance de cette ville. [A. Mouton]

D

– S. DE MARTINO, M. FALES et S. PONCHIA, « Archaeological Investigations at Yassi-Hüyük (Yozgat). The Site of Yassi-Hüyük within the Overall Picture of Hittite Geography », in: 7th ICH, 2010, p. 189-197: les a. présentent les premiers résultats issus de leurs prospections dans la région de Yozgat et plus particulièrement sur le site de Yassihöyük qui possède des couches d’occupation hittites. Parmi d’autres objets archéologiques, un fragment de tablette cunéiforme a été mis au jour sur le site, qui mentionne des fêtes cultuelles dont une fête en l’honneur d’une divinité inconnue par ailleurs, à savoir Huwarpazipa. A la lumière des données textuelles et de la situation géographique de Yassihöyük au sein du pays hatti, les a. proposent d’identifier ce site à la ville hatto-hittite de Tahurpa. [A. Mouton]

– S. DÖNMEZ et C. ÖZDEMIR, « Amasya ilinde yeni araştırmalar: Oluz Höyük ve Doğantepe kazıları », in: 7th ICH, 2010, p. 227-244: les a. présentent leurs principales découvertes archéologiques dans la région d’Amasya. Le site d’Ayvalıpınar a livré un sceau cylindre paléo-assyrien et pourrait être, selon les a., la ville de Turhumit ou une ville voisine. Le site de Doğantepe a, quant à lui, livré une statuette de bronze représentant un dieu hittite. Les a., à la suite de M. Alparslan (dans le même volume), que ce dernier site pourrait être la ville hittite de Hakmis. [A. Mouton]

– S. P. B. DURNFORD et J. R. AKEROYD, « Anatolian marašhanha and the many uses of fennel », AnSt 55, 2005, p. 1-13 : en combinant les données issues des textes hittites et celles de la paléo-botanique, les a. suggèrent que la plante appelée marašhanha en hittite dans les textes d’Ortaköy (terme équivalent du sumérien ZÀ.AH.LI) est une sorte de fenouil. Cette plante a en effet la particularité de pousser dans les lieux où une habitation a été désertée. Or un rituel hittite emploie la plante marašhanha pour maudire une ville conquise.

E

– H. EHRINGHAUS, Götter Herrscher Inschriften. Die Felsreliefs der hethitischen Grossreichzeit in der Türkei, Sonderbände der antiken Welt, Zaberns Bildbände zur Archäologie, Verlag Philipp von Zabern: Mainz am Rhein, 2005 : étude des inscriptions hiéroglyphiques rupestres datant de l’époque hittite impériale dans leur contexte géographique. De belles photographies nous permettent de découvrir les paysages dans lesquels s’inscrivent ces reliefs, ces derniers semblant parfois perdus en pleine nature.

– H. H. EKIZ, « Kahramanmaras Müzesi’nde bulunan bir grup hayvan üzerinde duran Hitit tanri heykelcigi », Fs Hayat Erkanal, 2006, p. 305-309 : l’a. publie toute une série de statuettes en métal qu’il date de l’époque vieil hittite ou du début de l’époque impériale hittite (ca. 16-14e siècles avant J. -C.). Plusieurs de ces statuettes très schématiques dans leur aspect représentent un personnage anthropomorphe juché sur un animal : un taureau (il s’agirait alors d’un dieu de l’orage) et un animal que l’a. identifie à un chien. Le chien en association avec une divinité n’étant pas attesté chez les Hittites, on pourrait suggérer d’identifier cet animal à un lion.

F

– A. FAIRNBAIRN et S. OMURA, « Archaeological identification and significance of ÉSAG (agricultural storage pits) at Kaman-Kalehöyük, central Anatolia, AnSt 55, 2005, p. 15-23: les archéologues de Kaman-Kalehöyük ont mis au jour des puits de stockage dont les caractéristiques correspondent aux ÉSAG-s des textes cunéiformes hittites. Ce type de stockage principalement utilisé pour conserver le grain se retrouve dans toutes les phases d’occupation du site, ce indique qu’il s’agit d’une technique de conservation ayant précédé l’époque hittite et lui ayant survécu.

G

– M. -H. GATES, « Potmarks at Kinet Höyük and the Hittite Ceramic Industry », in: E. Jean et al. (éd.), La Cilicie : espaces et pouvoirs locaux (2° millénaire av. J. -C. – 4° siècle ap. J. -C.). Actes de la Table ronde internationale d’Istanbul (2-5 novembre 1999), Varia Anatolica 13, 2001, 137-157 : d’après l’a. les marques de potiers reflètent l’existence d’une production de masse de céramiques. Or, on les trouve sur de nombreux tessons du niveau Bronze Récent II de Kinet Höyük, ce qui correspond à l’époque impériale hittite et témoigne de l’existence d’un système politique et administratif centralisé.

– H. GENZ, « Hethitische Präsenz im spätbronzezeitlichen Syrien: Die archäologische Evidenz », in: Fs Finkbeiner, 2006, 499-509: l’a. recense les traces d’une présence hittite sur le sol syrien d’après les données archéologiques. Il ne trouve que des objets relevant de l’administration, à savoir des documents écrits, des sceaux et des bulles. Cela indique, selon l’a., que les Hittites n’ont pas exercé d’influence culturelle sur le monde syrien lors de leur suprématie sur cette région, ce qui est en contraste avec la situation du Levant sous domination égyptienne.

– A. S. GÜNERİ, « Kayseri’de Hitit imparatorluk çağına ait yeni arkeolojik keşifler », in: 7th ICH, 2010, p. 347-388: l’a. rend compte de ses campagnes de prospection archéologique réalisées dans les provinces de Konya, Ankara et Kayseri. Les sites de Yeşilhisar Küçüktepe et de Emiruşağı ont, d’après l’a., livré du matériel archéologique qui pourrait dater de l’époque impériale hittite. [A. Mouton]

H

– J. HAZENBOS, « Zum Imamkulu-Relief », in: Fs Popko, p. 147-161 : étude de l’iconographie de la partie droite du relief d’Imamkulu représentant une « déesse nue » sur un animal hybride ailé. En tant compte des données mésopotamiennes sur la « déesse nue » d’une part et des inventaires de culte hittites d’autre part, l’auteur en conclut que cette déesse pourrait être Šaušga de Ninive représentée sur un awiti, monstre ailé à tête léonine dérivant peut-être d’Anzu.

– S. HERBORDT, « The Bulls on the Seals of Muwatalli II », in: Fs Hawkins, 2010, p. 123-130: l’a. pense que le bovidé représenté en entier sur les sceaux de Muwatalli II est un zébu. Il serait, selon elle, l’attribut du dieu personnel de ce Grand Roi, le dieu de l’orage de l’éclair. Cette suggestion est due à la présence, sur le dos de l’animal, d’une bosse similaire à celle du zébu. D’après cet a., le zébu aurait été introduit en Anatolie pendant l’Age du Bronze Récent. [A. Mouton]

I

– F. ISIK, « Mimari’de Hitit-Akha iliskileri », Fs Hayat Erkanal, 2006, p. 440-450 : l’a. revient sur les liens existant entre l’architecture hittite et celle des Mycéniens. Il étudie plus particulièrement la structure du mégaron qui serait, selon lui, originaire de l’Anatolie.

J

– P. JABLONKA, « Emar und Troia: Zur Verbreitung hethitischer Hieroglyphensiegel », in; Fs Finkbeiner, 2006, p. 511-529: l’a. étudie les sceaux métalliques biconvexes inscrits en écriture hiéroglyphique qui ont été mises au jour sur les sites d’Emar et de Troie. La présence de ces sceaux datant de l’époque hittite impériale à Troie témoignerait, selon l’a. de l’intensification des échanges entre le royaume hittite et l’Anatolie occidentale à cette période.

– A. M. JASINK et M. G. MARINO, « The Kingdom of Alašiya and the Kouris River Valley: a Project on an Unsolved Historical-Archaeological Question », in: 7th ICH, 2010, p. 417-430:  compte rendu des campagnes de prospection archéologique réalisées dans la vallée du fleuve Kouris à Chypre. L’un des principaux objectifs de cette mission est de déterminer les contours territoriaux du royaume d’Alašiya à Chypre, ainsi que la part jouée dans l’île par la culture mycénienne. D’après les données archéologiques déjà disponibles, les a. pensent que Chypre se subdivisait en plusieurs « chefferies » rivales. Le « roi » d’Alašiya mentionné dans les lettres d’El-Amarna pourrait être, selon eux, l’un de ces chefs locaux. [A. Mouton]

K

– F. KULAKOGLU, « A Hittite God from Kültepe », in: Gs Garelli, PIHANS 112, 2008, p. 13-19: l’a. publie une plaquette en or ornée au repoussé d’une divinité masculine de la guerre debout sur un lion. L’auteur identifie cet artefact découvert à Kültepe au niveau Ib comme hittite. Celui-ci représenterait donc un témoignage de l’art anatolien précurseur de celui de l’époque vieil-hittite. Provenant, selon l’auteur, d’un contexte domestique, il relèverait des pratiques de dévotion privée. Pour l’auteur, cet objet montre que l’art hittite est né à Kültepe (p. 18 : « The Kültepe deity, the earliest example of depictions rendered in the Hittite artistic style, shows once again that Hittite art originated in Kültepe »). Notons qu’il faut sans doute nuancer un peu ce propos, les autres sites anatoliens ayant des niveaux d’occupation paléo-assyriens pouvant encore nous surprendre dans ce domaine, comme dans d’autres. [A. Mouton]

M

– D. P. MIELKE, « Die Stadttore von Kuşaklı-Sarissa », Alter Orient aktuell 5, 2004, p. 23-27 : à la lumière des observations archéologiques de deux des quatre portes de la ville de Šarišša, l’a. s’interroge sur les différents rôles endossés par ces accès monumentaux. La découverte dans le bâtiment de la porte monumentale nord-ouest d’un foyer qui servait probablement à donner aux pièces une température ambiante supportable en toutes saisons semble indiquer que cet édifice a, à un moment donné de l’histoire de l’occupation du site hittite, perdu sa fonction de fortification pour devenir un lieu de résidence. De nombreux tessons de céramique trouvés sur place (dont plusieurs appartenant à un vase mycénien) pourraient aller dans le sens de cette interprétation.

– J. L. MONTERO FENELLÓS, La Metalurgia en el Próximo Oriente Antiguo (III y II milenios a. C.), AuOr Suppl. 16, 1998: des passages concernent l’Anatolie du IIe millénaire.

– C. MORA, « An Interesting Group of Post-Hittite Biconvex Seals », in: Fs Nowicki, DBH 45, 2014, p. 139-147: l’a. revient sur la période d’utilisation des sceaux biconvexes en Anatolie hittite et post-hittite. Ces sceaux présentent parfois des signes hiéroglyphiques presque illisibles, au point qu’on peut se demander s’il ne s’agit de mauvaises imitations antiques de hiéroglyphes. Cela amène l’auteur à adhérer à l’hypothèse formulée en 1998 par Ali et Belkıs Dinçol et Eric Jean, hypothèse selon laquelle ces sceaux à écriture hiéroglyphique dégénérée dateraient de la période de déclin sise entre la fin de l’époque impériale hittite et la fondation des principautés néo-hittites. L’auteur pense qu’il est envisageable d’associer ces sceaux biconvexes, qui sont fabriqués dans un matériau bon marché, à des classes sociales populaires parmi lesquels ils pourraient avoir été utilisés comme amulettes, par exemple. [A. Mouton]

– A. MÜLLER-KARPE, « Untersuchungen in Kuşaklı 1997 », MDOG 130, 1998, p. 93-174 : compte rendu des fouilles de Kuşaklh- Šarišša.

– IDEM, « Zum Töpferhandwerk bei den Hethitern », RAI 34 (1987), 1998, p. 361-364: synthèse concernant les ateliers de potiers dans le monde hittite d’après les traces archéologiques.

– O. W. MUSCARELLA, The Lie Became Great. The Forgery of Ancient Near Eastern Cultures, Studies in the Art and Archaeology of Antiquity 1, 2000: aux p. 143-146, l’a. examine des objets qui avaient été identifiés à tort comme des antiquités hittites ou pré-hittites. Il expose les raisons pour lesquels ces objets doivent être, selon lui, des contrefaçons. L’a. synthétise également les travaux analogues au sien qui ont été réalisés dans le domaine de l’hittitologie, notamment ceux de J. D. Hawkins au sujet de plusieurs pseudo-cachets hiéroglyphiques.

N

– P. NEVE, Hattusa, Stadt der Götter und Tempel, 1998: synthèse sur l’état de nos connaissances dans le domaine archéologique concernant le site de Bogazköy-Hattuša.

– IDEM, Die Oberstadt von Hattusha. Die Bauwerke, BoHa 16, 1999: étude de l’architecture hittite de Hattusa.

– IDEM, « The Great Temple in Boğazköy-Ḫattuša », AASOR 57 (2000), p. 77-97. L’a. étudie notamment le temple I de Boğazköy, principal temple de la capitale hittite, voué aux divinités majeures du panthéon officiel : le dieu de l’orage et la déesse Soleil. Après une introduction générale, l’a. décrit les différentes pièces du temple, des magasins et du complexe 1, qui fonctionne comme une annexe. Ensuite, il s’intéresse aux techniques de constructions et à la question de la mise en œuvre d’un tel édifice. [J. Patrier]

O

– A. T. ÖKSE, « Neue hethitische Siedlungen zwischen Masat Höyük und Kusakli », IstMitt 50, 2000, p. 87-112 : l’auteur publie les résultats de ses prospections de surface effectuées dans la région de Sivas et énumère le nom des tells dans lesquels une occupation hittite a dû exister.

– N. ÖZGÜC, Samsat, Sümeysat, Samosata, Kumaha, Hahha, Hahhum. Bir Başkent ve Kalenin Uzun Yaşamının 6000 Yılı Döneminde Kesitler, TTKY V-1, Türk Tarih Kurumu Basımevi, Ankara, 2009 : L’a. publie ici les résultats des fouilles des années 1970-1980 de la ville de Samsat, située dans le sud-est de la Turquie. L’ouvrage concerne l’ensemble des périodes mises au jour sur le site, du Chalcolithique à la période byzantine. [J. Patrier]

P

– S. PIERALLINI, « Observations on the Lower City of Hattuša: a Comparision between the Epigraphic Sources and the Archaeological Documentation », AOF 27 / 2, 2000, p. 325-343: l’a., en se basant sur des textes qui font allusion à la présence de plusieurs sanctuaires à proximité de la porte de la ville basse dite porte ašuša, propose une localisation de ces sanctuaires au Sud du Grand Temple du dieu de l’Orage (dit Temple 1).

– EADEM, « L’edificio tarnu e le porte urbiche di Hattuša », in: Fs Popko, p. 269-272 : plusieurs textes indiquent que le roi, lors de fêtes rituelles, se purifie dans le tarnu juste après avoir passé une des quatre portes de la ville basse. L’auteur suggère par conséquent que ces dernières ne devaient pas être beaucoup éloignées les unes des autres, étant toutes à proximité de ce tarnu. Ce dernier devant être alimenté en eau, elle propose de le localiser non loin de la rivière Yazir.

– EADEM, « Luoghi di culto sulla cittadella di Hattuša », in: Gs Imparati, p. 627-635 : les textes moyen-hittites indiqueraient qu’à Hattuša, les temples de Lelwani, de la déesse Soleil d’Arinna et de Halki sont voisins et se situent dans la citadelle (Büyükkale). La déesse Soleil d’Arinna aurait donc deux sanctuaires dans la ville, l’un dans la ville basse (dans le Temple I qu’elle partage avec le dieu de l’orage) et l’autre dans la citadelle. Quant au temple de la déesse Halki, il serait composé d’un entrepôt à grains.

– M. RECKE, « Eine Trickvase von der Akropolis in Perge und andere Zeugniss für kultische Aktivitäten während der Mittel- und Spätbronzezeit : Zur Rolle Pamphyliens im 2. Jahrtausend v. Chr. », Fs Hayat Erkanal, 200-, p. 618-625 : sur la découverte, sur l’Acropole de Perge, de plusieurs céramiques dont le type se retrouve en Anatolie centrale à l’époque du Bronze Moyen. Perge, la Parha hittite, a donc des niveaux d’occupations contemporains de ceux de Beycesultan.

S

– S. Ö. SAVAS, « Firtina tanrisinin yumrugu: yumruk biçimli gümüs Hitit kabi », Fs Hayat Erkanal, 2006, p. 635-658 : sur l’iconographie du rhyton en forme de poing. En se basant sur les textes religieux hittites, l’a. cherche à identifier chacun des éléments représentés sur la frise ornant le col du vase.

– J. SEEHER, « Neue Befunde zur Endzeit von Hattusa: Ausgrabungen auf Büyükkaya in Bogazköy », Third Congress of Hittitology, p. 515-523: synthèse sur les trouvailles archéologiques des dix dernières années à Bogazköy / Hattuša, en particulier les restes architecturaux de l’époque hittite et de l’Age du Fer. L’a. mentionne aussi la découverte de tablettes cunéiformes à Büyükkaya qui dateraient pour la plupart du XIIIe siècle.

– IDEM, « Hattuşa/Bogazköy’ün yerleşim tarihine yeni katkilar: Büyükkaya kazhlarina toplu bir bakiş Nouveaux aspects de l’histoire de l…« , TÜBA-AR 3, 2000, p. 15-34: l’a. met en évidence l’importance scientifique des fouilles de Büyükkaya. En effet, on y a découvert les traces d’une occupation s’étendant du Chalcolithique à l’Age du Fer, en passant par la période impériale hittite. Non seulement le tracé des remparts hittites a été précisé, mais surtout la preuve a été faite que le site de Hattuša a continué à être occupé, au moins en partie, durant les « âges obscurs » du début de l’Age du Fer.

– IDEM, « Bohren wie die Hethiter: Rekonstruktion von Bohrmaschinen der Spätbronzezeit und Beispiele ihrer Verwendung », IstMitt 55, 2005, p. 17-36 : sur les techniques employées par les Hittites pour percer la pierre ou le bois. L’équipe archéologique de Hattuša fait usage de l’archéologique expérimentale pour proposer plusieurs hypothèses.

– P. J. A. STOKKEL, « A New Perspective on Hittite Rock Reliefs », Anatolica 31, 2005, p. 171-188 : l’a. étudie la fonction précise qu’endossaient les reliefs rupestres hittites. Il examine plus particulièrement 4 reliefs voisins, à savoir ceux de Fraktın, Taşçı, Hanyeri et İmamkulu. Parmi ceux-ci, il distingue deux catégories de reliefs : 1) ceux qui ont une fonction principalement cérémonielle (Frakın et Taşçı) ; 2) ceux qui servent à la propagande des souverains locaux en tant que marqueur d’un territoire (Hanyeri et İmamkulu). Le principal facteur que l’a. emploie pour établir cette distinction est la visibilité dont bénéficient ces reliefs par rapport aux principales voies de communication. L’a. propose en outre de voir dans ces divers reliefs des huwaši hittites, terme bien connu mais dont la forme –ou plutôt les diverses formes- et la fonction précises échappent encore aux hittitologues.

– M. SÜEL, « Ortaköy-Šapinuwa, hitit şehiri [La Ville hittite d’Ortaköy-šapinuwa] », Third Congress of Hittitology, p. 559-572: présentation générale concernant Ortaköy-Šapinuwa et sa région. L’a. explique en quoi l’emplacement de Šapinuwa était stratégique, et fait également une synthèse sur les données architecturales fournies par la fouille de la ville hittite.

– IDEM, « Ortaköy-Šapinuwa : bir hitit merkezi [Ortaköy-Šapinuwa: un centre hittite] », TÜBA-AR 1, 1998, p. 37-61: synthèse des découvertes archéologiques faites dans le site d’Ortaköy, mettant l’accent sur les restes architecturaux et les tablettes cunéiformes. L’a. fournit également un relevé du bâtiment palatial B et des photographies des objets de prestige retrouvés.

– G. D. SUMMERS, « Phrygian Expansion to the East. Evidence of Cult from Kerkenes Dag », in. Fs Finkbeiner, 2006, p. 647-659: sur la découverte à Kerkenes Dag (ancienne Pteria) d’une stèle phrygienne aniconique qui se retrouve sous la forme de graffiti sur un bloc d’orthostate inséré dans un mur du site. Cette stèle se trouvait en connection avec une des portes de la ville.

T

– M. TROKAY, « Relations Artistiques entre Hittites et les Kassites », RAI 34 (1987), 1998, p. 253-262: considérations sur la présence éventuelle d’artistes kassites dans la sphère hittite et recherche de traces prouvant cette influence artistique.

U

– E. UZUNOĞLU, « Küp üzerinde bir hitit silindir mühür baskısı », Anadolu Araştırmaları VI, 1979, p. 179-191. L’a. publie quatre fragments de céramique de provenance inconnue (peut-être le sud de l’Anatolie) achetés par le musée archéologique d’Istanbul (n° d’inventaire 13708). Trois de ces fragments ont pu être recollés. Ils portent l’empreinte d’un sceau-cylindre déroulé avant cuisson. L’a. analyse l’iconographie de ce sceau et en conclut qu’il doit dater des environs des 15e-14e s. av. J.-C. [J. Patrier]

W

– H. WITTENBERG et A. SCHACHNER, « The Ponds of Hattusa. Early Groundwater Management in the Hittite Kingdom », IWA Specialized Conference on Water and Wastewater, 2012, p. 313-319:  étude des fonctions des bassins monumentaux de Hattusa. Le complexe sud (Südteiche) a été bâti au XVIe siècle av. J.-C. Contrairement à ce qui était suggéré auparavant, les a. pensent que les deux grands complexes hydrauliques de Hattusa, les Südteiche et les Ostteiche (bassins Est) n’étaient pas remplis d’eau par le biais d’un réseau de tuyaux mais seulement par de l’eau provenant du sous-sol en hiver (la roche était volontairement percée pour laisser l’accès libre à l’eau de source). Cette eau n’était sous doute pas destinée à être consommée par les hommes mais avait de multiples fonctions : en prévention d’incendies, pour abreuver les animaux, pour l’artisanat et d’autres activités culturelles.

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